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Il nous semblait que tout avait été dit sur la guerre d'Algérie. Or les recherches menées par Raphaël Delpard mettent en lumière des dossiers lourds, restés secrets depuis quarante ans.
> Les témoignages des appelés du contingent prisonniers du FLN qui, pour la première fois, racontent les horreurs de leur détention.
> La fusillade du 26 mars 1962 à Alger, où l'armée française a tiré sur une manifestation pacifiste, tuant 80 personnes et faisant 200 blessés. Les familles ne sont toujours pas parvenues à faire ouvrir une enquête.
> L'abandon des harkis par la France.
> Les enlèvements de militaires et de civils français et musulmans pro-français . 25 000 personnes dont les corps n'ont jamais été retrouvés.
> Le massacre de 2 000 Français en une seule journée à Oran, le 5 juillet 1962.
> L'accord secret entre le gouvernement de la métropole et le FLN, dans le but de pousser les pieds-noirs à quitter l'Algérie au plus vite...
Des pages brûlantes, révélant des complots et des crimes d'État et montrant comment et pourquoi le silence a été organisé et prolongé par tous les gouvernements qui se sont succédé depuis.
Raphaël Delpard termine, avec ce troisième livre, un travail de mémoire entrepris sur l'Algérie avec 20 ans pendant la guerre d'Algérie et L' Histoire des pieds-noirs d'Algérie.
Extrait : Avec la profusion de livres, d’études historiques et de biographies consacrés à la guerre d’Algérie, il nous semblait que celle-ci avait livré tous ses secrets et qu’il ne subsistait plus aucune zone d’ombre sur cette période. Or l’enquête menée pendant plusieurs années démontre le contraire. Les premiers oubliés sont les jeunes français que le FLN a fait prisonniers. Le silence entourant leur douloureuse expérience incombe en priorité aux acteurs eux-mêmes. Après leur libération, aucune instance officielle ne s’est intéressée à leur sort. Croyant que ce qu’ils avaient vécu ne méritait pas d’être évoqué, les appelés se sont tus. Quand ils sortaient de détention, on les priait de ne pas révéler ce qu’ils avaient vu. Car s’ils parlaient, c’était la vie des soldats toujours prisonniers qu’ils mettaient en danger….
Quarante ans après, la manipulation fonctionne toujours. Ce qui revient à dire que ces gens on été doublement prisonniers. En Algérie, puis en France, pendant quarante ans…
L’autre partie de l’enquête concerne des dossiers laissés volontairement dans l’ombre par tous les gouvernements de la République depuis quarante ans. Il s’agit, à compter du 19 mars 1962, de l’enlèvement par le FLN de vingt-cinq mille Français militaires et civils sans que l’armée pusse intervenir, entravée par les accords d’Evian. A quel mobile répond leur kidnapping ?...
Nous découvrirons l’incroyable vérité et le combat mené par les familles des disparus frappant à toutes les portes dans l’espoir que l’on veuille bien répondre à leurs légitimes interrogations. Comment ont été organisés l’odieux abandon des harkis et leur livraison aux bourreaux de Ben Bella par des fonctionnaires français, sachant que cent cinquante mille d’entre eux mourront dans des conditions dont les mots sont impuissants à rapporter l’horreur.
Table des matières
Présentation
Enquête1- La jeunesse Française des années d’Algérie
Enquête 2- L’embuscade de Palestro
Enquête 3 – Prisonniers nomades
Enquête 4 – L’évasion
Enquête 5 – L’enfermement
Enquête 6 – Le courrier
Enquête 7 – La libération
Enquête 8 – Vivre en claudiquant
Enquête 9 – Les oubliés u 13 mai 1958
Enquête 10 – Militaires français et harkis emprisonnés après le 19 mars 1962
Enquête 11- Les disparus
Enquête 12 – Traumatismes
Enquête 13 – Le massacre du 26 mars 1962 et l’abandon des harkis
Enquête 14 – Quarante ans de mensonges et de silence
Enquête 15 – L’homme qui vouait habiter sa statue
Enquête 16 – La loi du silence
Enquête 17 – Les actions des anciens combattants et des familles de disparus
Enquête 18 – La justice
Parution : 2003
Pages : 349
Taille : largeur 16,01 cm / hauteur 24,07 cm
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